jeudi 31 mars 2011

Guyancourt - La Batterie


En septembre dernier, je vous avais emmené avec moi aux US partager un petit bout de mes chambres de motels au travers de mon blog Motor Hotel. Les chansons se finalisent petit à petit et les concerts commencent. Je vais donc retrouver une autre route, moins désertique, moins longue, plus familière. Mais ce n'est pas parce que la RN138 est moins sexy que la route 66 qu'ils faut vous laisser sur le bord du chemin. De gré ou de force, je vous emmène avec nous lors des concerts pour vous faire découvrir notre travail, l’arrière du décor. Ces concerts sont aussi le début d’une nouvelle aventure avec Vincent Gravé, dessinateur de la Bande Dessinée Requiem pour un Champion, notre précédent projet. Vincent est avec moi sur scène et dessine ou  mixe les images en direct. Musicalement, je suis en solo, avec ma bonne vieille Épiphone Sheraton (modèle 95, achetée à 18 ans, avec ma première paye) et quelques pédales sampler. Nous voyageons léger, histoire de pouvoir tourner facilement et de miser sur les premières parties pour faire connaitre le projet.

Deux premières dates  au Réservoir et à la Maroquinerie à Paris  nous ont permis de tester les premières chansons et nous étions hier à Guyancourt, à une trentaine de kilomètres de la capitale, pour la première partie de CharlElie Couture.
Première impression : belle salle mais pas de siège. Le concert s’annonce donc Rock. Petite crainte : dans ce genre de configuration, le public (qui vient évidemment pour la tête d’affiche), reste souvent dehors, au bar, ou parle sous votre nez (en tous cas, pour le public parisien…). Côté forme physique, j’ai un mal de gorge qui m'arrache la gorge depuis deux jours. On laissera donc les Lucky Strike au vestiaire, échangées contre des pastilles Euphon (rock’n roll, je vous dis...).
L’accueil est bon, les techniciens sont en nombre. CharlElie finit ses balances dans les temps et nous pouvons donc attaquer. En ce qui me concerne, on ne peut faire plus confortable. Un ingé son, un ingé retours. 
Par contre, Flavien, notre technicien régisseur, découvre un problème de compatibilité entre la caméra de Vincent, qui filme son travail, et le vidéoprojecteur de la salle. Je fais mes balances pendant ce temps. Finalement, nous choisissons d’installer notre propre vidéoprojecteur. L’image est belle sur un écran 4x3 mètres. Fin de la balance dans les temps, tout est prêt. La dernière inquiétude : le public sera-t-il attentif et présent lors de notre set ?

19h30, Vincent va rendre visite à CharlElie dans sa loge. Ils se connaissent, ils ont travaillé ensemble pour le livre Loin du Mythe. Je passe les voir quelques minutes, histoire de me présenter et de discuter un peu. 20h15, un quart d’heure avant l’entrée en scène, je bois un café chaud pour calmer ma gorge. 20h20, Vincent va préparer ses encres. Important de ne pas les préparer trop tôt, pour éviter qu’elles ne sèchent sous la chaleur des projecteurs. 20h25, on s’approche de la scène et là, incroyable : 500 personnes minimum attendent. Nous rentrons sur le plateau, le public applaudit et c’est parti. Public exemplaire, attentif, varié. J’ai malheureusement un problème technique sur une de mes pédales qui me gâche un peu le plaisir sur les premières chansons. Et puis, je ferme les yeux, je me laisse emporter et c’est fini, déjà... 40 minutes de concert, ah c’est trop court… Le public a été réceptif du début à la fin. Merci.

Nous démontons le matériel, retour à la loge. Je vais embrasser la famille venue assister au concert. Nous assistons au début du set de CharlElie, dans une formation très rock. Au restaurant, je ressens un peu de frustration. Le truc tout bête de la pédale qui ne fonctionne pas me poursuit. Juste un bouton bougé par mégarde et le grain de sable grippe le set… 
On ne m’y reprendra plus. Je l’aurai à l’œil désormais. Et puis cette petite frustration (bonne frustration finalement, qui permet de faire avancer les choses) laisse place aux bons moments. C’était notre première date avec Flavien qui a parfaitement géré tout l’aspect technique. Je pense que nous formons tous les trois une belle équipe. La route n’a désormais plus qu’à s’ouvrir.

Rendez-vous à Antibes le 5 mai prochain…

3 commentaires:

  1. Merci de ce beau récit! bon, j'aurais préféré être là... Bonne route à Motor Hotel! Des bises. Evelyne

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  2. Toujours des récits qui donnent envie !!!! on s'y croirait, mais pas présente pour ce grand moment pour toi... SNIFF (à quand sur Rouen ????? je sais je me répète), j'espère que cette foutue pédale ne t'a quand même pas trop gâché ta soirée... Bisous à toi au plaisir de te revoir ou te lire.... Carine GUIBERT

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  3. A quand un concert au Marquis ou au Boléro à Strasbourg ?

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